18 mars 2007

STOP

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Les animaux tuent bien d'autres animaux pour se nourrir, pourquoi ne pouvons-nous pas faire de même?
La plupart des animaux qui tuent leurs congénères afin de se nourrir ne parviendraient pas à survivre s'ils n'agissaient pas de la sorte, ce qui n'est pas nortre cas. Nous nous portons bien mieux si nous ne mangeons pas de viande. Un lion qui pourchasse une gazelle ne peut pas tout à coup arrêter sa course pour se demander: "Ai-je une alternative?", "Est-ce que je fais du mal à cette gazelle?". Les hommes sont des êtres moraux qui ont la possibilité de choisir entre le "bien" et le "mal"; les lions, eux, n'en sont pas capables. De plus, dans les autres domaines, les autres animaux ne nous servent généralement pas de modèle, alors pourquoi devraient-ils nous servir de référence dans ce cas précis?


Les animaux ne respectent pas non plus nos droits. Il n'est lors pas de notre devoir de respecter les leur?
Les nouveau-nés, les jeunes enfants ou les handicapés mentaux ne sont pas capables de respecter les droits d'autrui et n'ont pas le sens du devoir. Pourtant, nous respectons leurs droits et ce, à juste titre! Cela vaut également pour les animaux...


Il est naturel de manger de la viande. L'être humain en mange depuis des milliers d'années. Cela fait partie de son évolution!
En réalité, la manière dont nous avons évolué ne nous prédispose pas à manger de la viande. Les carnassiers (carnivores) ont des griffes, des dents (pensez aux crocs et aux crochets à venin) ainsi qu'un système digestif très court permettant une alimentation à base de chair crue. Les êtres humains n'ont pas évolué de cette façon. Nous avons des molaires plates et un long système digestif, mieux adapté à un régime à base de légumes, de fruits et de céréales. Par ailleurs, ce n'est pas parce que quelque chose se produit depuis des milliers d'années que cette pratique se justifie. Pensez par exemple à l'oppression des femmes et au commerce des esclaves.


Si tout le monde devenait végétarien, il y aurait une surpopulation de porcs, de vaches, de poules...?
En Belgique, 180 millions d'animaux sont tués chaque année uniquement pour la consommation. Si le nombre d'animaux abattus est si élevé, c'est simplement parce que nous mangeons autant de viande. L'offre correspond à la demande. Si tout le monde devenait végétarien, ces millions d'animaux n'erreraient pas dans les rues pour la bonne raison qu'ils ne seraient plus "produits". La raison principale d'élever ces animaux disparaîtrait alors d'elle-même.
Si tout le monde devenait végétarien, ce ne serait pas dans l'intérêt des animaux puisque la plupart d'entre eux ne viendraient même plus au monde?
La vie des animaux dans les élevages intensifs est si misérable que nous ne leur faisons aucun bien en les obligeant à mener une telle existence basée sur l'emprisonnement et l'exploitation, comme s'ils n'étaient que de simples moyens de production ou des enveloppes contenant de la viande, destinés ensuite à être abattus.


Si vous le voulez, vous pouvez devenir végétarien, cela revèle d'un choix personnel. N'essayez pas d'imposer cela à quelqu'un d'autre!
D'un point de vue moral, les actes qui causent un dommage à autrui ne relèvent pas d'un choix personnel. Le meurtre, les abus envers les enfants, la cruauté envers les animaux sont moralement injustifiables. Notre société stimule pourtant la consommation de viande et l'exploitation des animaux dans l'élevage intensif. Mais l'histoire nous montre qu'il en était de même à l'égard de l'esclavage, du travail des enfants et de nombreuses autres pratiques aujourd'hui condamnées par notre société.


Les éleveurs aiment leurs animaux. En effet, des animaux malheureux ou en mauvaise santé ne seraient pas à même de produire des denrées que le lait ou les oeufs!
C'est principalement les éleveurs intensifs qui détiennent du bétail destiné à l'alimentation qui considèrent leurs animaux comme de simples machines à produire du lait, de la viande et des oeufs: cela apparaît clairement dans les revues professionnelles éditées par ces industries. Les éleveurs peuvent de temps en temps se permettre qu'un animal soit malade ou même qu'il meure, ce qui ne les empêche pas de bien gagner leur vie, le coût par animal produit étant très bas. Les animaux sont traités avec de la nourriture spéciale et des médicaments et sont entassés les uns sur les autres dans des étables. Quant aux poules, on perturbe leur rythme de vie en maintenant la lumière allumée presque 24 heures sur 24 pour les inciter à pondre davantage.


Comment pouvez-vous justifier consacrez votre temps aux animaux, alors qu'il existe quantités de problèmes bien plus importants tels que la drogue, l'apartheid, les sans-abri, la faim dans le monde, les enfants maltraités ou exploités?
Il existe dans le monde quantités de problèmes sérieux qui méritent notre attention. La souffrance animale en fait partie. Nous devrions nous efforcer de bannir la souffrance où qu'elle soit. Venir en aide aux animaux n'est ni plus ni moins important que de venir en aide aux hommes, c'est tout aussi important. La souffrance humaine et la souffrance animale sont intimement liées l'une à l'autre et nous ne pouvons dès lors pas dissocier ces deux problèmes.


Et qu'en est-il des droits des plantes?...
Il n'y a aucune raison de penser que les plantes peuvent ressentir la douleur; en effet, les végétaux n'ont ni cerveau ni système nerveux central. De plus, en tant que carnivores vous êtes responsables de la destruction de beaucoup plus de végétaux. Sept kilos de nourriture végétale sont en moyenne nécessaire par kilo de viande.
...Où se situe la limite? Les moules ont-elles aussi des droits?
Il n'est pas toujours facile de tracer une limite. Le fait que nous ne soyons pas certain de la capacité de certains animaux comme les escargots ou les moules à ressentir la douleur ne nous donne pas le droit de faire souffrir et de tuer d'autres animaux tels que les chiens, les chats, les porcs, les rats ou les poules, dont la capacité d'éprouver la douleur est clairement reconnue. Nous aspirons au respect de la vie en général.


Dieu a créé les animaux pour que nous en disposions. Il nous a permis d'exercer un pouvoir sur les animaux.
Les animaux sont les victimes d'une véritable terreur. Le fait que nous soyons plus puissants qu'eux ne nous donne pas le droit d'exercer la loi dus plus fort à l'égard de ces créatures bien plus désarmées que nous. Notre puissance face aux animaux doit justement nous inciter à les protéger et non pas à les exploiter pour satisfaire nos propres besoins. On parle des animaux comme des créatures de Dieu. Mais un Dieu aimant ne pourrait être qu'horrifié de la manière dont nous traitons Ses créatures.


Si nous accordions une vie agréable aux animaux que nous consommons, il n'y aurait rien de mal à consommer de la viande?
Le fait de tuer des animaux destinés à la consommation constitue également un problème éthique. Dans notre société occidentale actuelle, nous n'avons nullement besoin de viande pour nous maintenir en bonne santé et pour survivre. Aujourd'hui, de nombreux produits de qualité nous permettent aisément de remplacer la viande. Tuer des animaux capables d'éprouver des sentiments et des désirs alors qu'il existe une alternative ne se justifie pas d'un point de vue moral. Si ces animaux mènent une vie agréable, ils ont autant de droit que nous de pouvoir continuer à profiter de l'existence jusqu'à ce qu'ils meurent d'une mort naturelle.



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90 Rue des Palais
1030 Bruxelles
Tel: +32 2/245.29.50 Fax: +32 2/215.09.43
Email: info@gaia.be

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Posté par virginie67 à 18:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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